Mannequin d’atelier en vraie grandeur

à armature articulée et démontable, construite en bois d’essences diverses dont chêne, hêtre et loupe de noyer. Les articulations des membres sont en buis. Les doigts des mains sont en laiton et articulés, les dernières phalanges étant garnies de ficelle à l’exception de celle du pouce qui est en bois sculpté. Les doigts des pieds sont schématisés par une phalange unique. Complété de son support, réglable en hauteur, ce mannequin grandeur nature permettait d’étudier le rendu des drapés.

Début du XIXe siècle.

Extrémité de la phalange du pied droit acc. et patin arrière du trépied tronqué

Haut. 170 – Larg. 34 cm

D’après la tradition familiale, ce mannequin proviendrait de l’atelier d’Eugène Delacroix. Un modèle proche, signé «Guillois», est conservé à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Sur le nôtre, à la différence de celui-ci, les articulations de la colonne vertébrale sont bloquées par des vis à tête fendue et non avec des vis de serrage à tête carrée et le radius et le cubitus ne font qu’un.

François-Pierre Guillois, mécanicien et artiste, est l’auteur de plusieurs prototypes qui lui valurent des récompenses. L’un d’eux, très réaliste, revêtu de tous ses muscles, est présenté au Bureau de consultation des Arts et Métiers en 1793. Jugé trop complexe et coûteux à réaliser en série, Guillois a alors conçu un modèle simplifié qu’il présente en 1799 à une séance de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.

Cf. BARILLET (E.J.J.). Sur le mannequin. Discours dans lequel on traite de son invention, de sa perfection et de son usage, par un ami des Arts. Paris, Annales du Musée, 1809.

Une exposition sur le thème des mannequins d’artiste se tiendra au musée Bourdelle du 1er avril au 12 juillet 2015 prochains.

adjugé 10 000 euros en 2015

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